Le Gray, Gustave
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Le Gray, Gustave
2. Un artiste doublé d’un savant

Né à Villiers-le-Bel (dans l’actuel Val-d’Oise), Jean-Baptiste Gustave Le Gray étudie la peinture dans le cours de Paul Delaroche à l’École des beaux-arts de Paris, aux côtés d’Henri Le Secq et de Charles Nègre. En 1843, il s’installe à Rome — dans l’entourage de son maître qui a élu domicile en Italie. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Palmira Leonardi qu’il épouse l’année suivante. Le jeune peintre commence sa carrière en exposant aux Salons parisiens de 1848 et 1853.

Gustave Le Gray aborde pour la première fois la photographie en 1847 en aidant François Arago à réaliser des daguerréotypes des taches noires du soleil. L’année suivante, il ouvre un studio à Paris, côtoie Roger Fenton et ses amis Henri Le Secq et Charles Nègre, et forme à la photographie nombre de futurs artistes, notamment Maxime Du Camp. Passionné par la chimie, il met au point le négatif sur verre au collodion (1850) et le négatif sur papier ciré sec (1851). En 1851, alors que 18 de ses épreuves sont présentes à l’Exposition universelle de Londres, il photographie pour la Commission des monuments historiques les monuments de Touraine et d’Aquitaine. À la même époque, il contribue à fonder la Société héliographique (1851) et la Société française de photographie (SFP, 1854), dont il est secrétaire de 1858 à 1861.