Petite Sirène, la [Hans Christian Andersen]
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Petite Sirène, la [Hans Christian Andersen]
2. Résumé

Loin au large de la côte, sous la mer, habitent les Ondins. Au plus profond des eaux se dresse le château du Roi de la Mer, veuf depuis des années. Il a six filles, six princesses de la mer. La plus jeune, la Petite Sirène, dotée d’une merveilleuse voix, est la plus belle de toutes ; comme ses sœurs, elle n’a ni jambes ni pieds, mais une longue queue de poisson.

Lorsqu’elles atteignent l’âge de quinze ans, les jeunes sirènes ont la permission de monter à la surface voir le monde des humains. Au fil des années, elles racontent l’une après l’autre ce qu’elles ont vu. La Petite Sirène attend avec impatience le jour de son quinzième anniversaire. Quand enfin vient son tour, elle s’approche d’un grand trois-mâts et, par le hublot, aperçoit un jeune prince, dont c’est l’anniversaire, fêté en grande pompe. Mais soudain, une tempête se lève, et le bateau coule. La Petite Sirène s’élance, sauve le prince et le dépose, endormi, dans une anse couverte de sable blanc. Là, une jeune fille le découvre et appelle à la rescousse ; le prince est emmené.

Ayant appris où se trouve le château du prince, la Petite Sirène s’approche bien des fois de la côte pour l’observer. Le temps passant, elle éprouve de plus en plus de désir pour le monde des humains. Elle presse de questions sa grand-mère sur « le monde d’en haut ». Cette dernière lui explique que si les sirènes vivent trois cents ans puis deviennent écume sur la mer, les hommes vivent moins longtemps, mais ont une âme éternelle. Elle lui apprend ainsi que les sirènes ne peuvent pas avoir d’âme immortelle, à moins qu’un homme n’aime l’une d’entre elles plus que son père et sa mère, et ne l’épouse devant un prêtre.

Dévorée par l’envie de faire partie du monde des humains, la Petite Sirène finit par se rendre chez la sorcière, qui lui propose un marché : elle peut lui donner de jolies jambes comme celles des femmes, mais en échange, la Petite Sirène doit lui céder sa langue, et donc sa merveilleuse voix. De plus, elle l’avertit qu’à chaque pas, elle ressentira une très vive douleur, comme si elle marchait sur un couteau effilé. Enfin, si le prince en épouse une autre, le cœur de la jeune sirène se brisera et elle deviendra écume sur l’eau, le lendemain du mariage du jeune homme, à l’aube.

« Pâle comme une morte », la Petite Sirène accepte le marché, se fait couper la langue, nage jusqu’au rivage puis avale le philtre magique sur l’escalier du château du prince. À son réveil, le prince est à ses pieds. Vêtue de beaux habits, elle est la plus belle et la plus gracieuse de toutes les femmes, mais elle est muette. Elle danse en ondulant comme personne, surmontant la douleur avec courage, et ravit le prince ; elle devient sa préférée, « mais faire d’elle sa femme, l’idée ne lui en venait pas ». Il finit par épouser la charmante fille du roi voisin, en laquelle il reconnaît la jeune fille qui l’a trouvé sur le rivage le jour du naufrage. Une fête en l’honneur des jeunes mariés est donnée sur un bateau en pleine mer.

La Petite Sirène sait que le premier rayon du soleil va la tuer. Ses sœurs tentent de la sauver ; elles ont sacrifié leur chevelure à la sorcière pour lui permettre de redevenir sirène, mais la Petite Sirène doit pour cela tuer le prince, ce qu’elle refuse de faire. Elle se jette alors à la mer, et son corps se dissout en écume. Elle devient « fille de l’air », une parmi les centaines qui l’entraînent « dans la lumière du Soleil de Dieu ».