Automne à Paris, festival d'
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Automne à Paris, festival d'
4. Une programmation éclectique et pointue
1. Le théâtre

La programmation théâtrale est construite autour des idées directrices du Festival, à savoir la modernité, l’accompagnement à la création et la mise en avant de grandes productions européennes. C’est ainsi que Klaus Michael Grüber, par exemple, revient régulièrement présenter ses nouvelles créations, tout comme Peter Brook, que le metteur en scène Bob Wilson, invité de la première édition, a été à l’affiche les années suivantes (Einstein on the beach en 1973, Hamlet-Machine en 1987 puis Quartett en 2006, d’Heiner Müller), ou encore Peter Stein… et que des jeunes compagnies, comme les Belges TgStan, s’imposent peu à peu comme valeurs sûres. La programmation fait aussi place au texte contemporain, avec dès 1972 les pièces de Roland Dubillard, ou en 1986 de Valère Novarina.

2. La danse

Sous le haut patronage de Merce Cunningham, chorégraphe emblématique du Festival, invité de la première édition, la programmation danse fait la part belle à l’avant-garde, et accompagne dans leur parcours quelques artistes, comme Ann Teresa de Keersmaeker, William Forsythe, Trisha Brown… Le festival est tourné historiquement vers la création américaine, notamment lors des première éditions, mais la programmation s’élargit rapidement à toute la jeune création, aussi bien européenne qu’extra-européenne, par exemple en proposant les pièces de l’exubérante sud-africaine Robyn Orlin, du Japonais Saburo Teshigawara, de la Française Mathilde Monnier…

3. Les arts plastiques

Part importante du Festival, la création plastique est mise en avant chaque année par l’affiche du festival, dont la conception est confiée à l’artiste-plasticien invité à exposer. Le sigle du Festival est d’ailleurs l’œuvre de Pierre Alechinsky. Les expositions, dans des lieux divers (Chapelle de la Salpêtrière, Musée des arts décoratifs, Musée d’art moderne de la ville de Paris, Musée Galliera) ont accueilli notamment les peintres Miquel Barceló, Pierre Alechinski, Anselm Kiefer, les installations de Christian Boltanski, Jenny Holzer, Anish Kapoor, la photographe Anaïs Nin, le vidéaste Bill Viola… dans un vaste panorama de la création contemporaine.

4. La musique

La musique contemporaine est au cœur de la programmation. Des compositeurs contemporains exigeants, comme Iannis Xenakis (dont le Polytope de Cluny est créé en 1972, aux Thermes de Cluny), Luciano Berio, Hugues Dufourt, Luigi Nono, mais aussi Helmut Lachenmann, Maurizio Kagel sont soutenus par le Festival, généralement dans des coproductions pour les œuvres les plus importantes.

5. Les cultures extra-occidentales

Le Festival d’Automne fait une large place aux cultures non-européennes, et ce depuis sa création : lors de la première édition, des danseurs balinais sont ainsi mis à l’honneur au Théâtre des Champs-Élysées. À travers les différents arts traditionnels, le Festival développe la présentation d’une culture, en privilégiant la présentation d’un univers de formes (musicales, vocales, rituelles, théâtrales, chorégraphiques).

6. Le cinéma

En collaboration avec les Cahiers du Cinéma, le festival présente chaque année une vaste programmation, qui porte sur un pays (Chine, Brésil, Inde), sur un thème (Thierry de May, cinéaste de la danse), sur un ensemble géopolitique (l’Autre Asie en 2001) ou sur un réalisateur (Luis Buñuel, Atom Egoyan…).